Paysage d’Essaouira, CC BY-SA 3.0

Photo : paysage d’Essaouira, CC BY-SA 3.0

Séminaire de recherche "Maghreb Amazigh" - Séance 6

Coordinatrices du projet Maghreb Amazigh, un projet de l’Institut Sociétés en Mutation en Méditerranée (SoMuM) : Karima Dirèche, TELEMMe, Malika Assam, IREMAM, Aude Signoles, Mesopolhis.  

Militantes du mouvement Akal : une revendication amazighe pour le droit à la terre 

Lundi 23 mai 2022, 14h-16h, MMSH, salle A219, Aix-en-Provence et en visioconférence : lien Zoom / ID de réunion : 813 3229 9169 / Code secret : 199466

Intervenante : Fadma Aït Mous, professeure-chercheure Université Hassan II de Casablanca.

La « Coordination Akal (terre) pour la défense du droit de la population à la terre et à la richesse », est un nouveau mouvement social amazigh qui a pour principale revendication le droit à la terre. Il a émergé en 2018, dans un contexte lié aux effets du changement climatique et à la désertification dans le Sud du Maroc poussant les tribus nomades à la mobilité vers les terres des populations amazighes sédentaires pour en utiliser les surfaces et les réserves d’eau pour les troupeaux. Cette situation a engendré des conflits entre les deux populations. Les populations sédentaires lésées ont levé des doléances auprès du gouvernement et par la suite une organisation sous forme de coordination réunissant des habitants de plusieurs contrées de la vallée du Souss et de l’Anti-Atlas. Le mouvement « Akal » est soutenu par le Mouvement Culturel Amazigh et réunit aussi des associations locales, régionales et internationales. Le mouvement a réussi à interpeller les autorités publiques en organisant plusieurs manifestations en 2019 dans les grandes villes (Casablanca, Rabat, Agadir) auxquelles ont participé des hommes et des femmes. Cette communication va se focaliser la participation des femmes dans ce mouvement en présentant leurs profils, leurs expériences et leurs perceptions relatives à cette revendication précise qui est la terre. Le militantisme des femmes amazighes sera ainsi interrogé à l’aune du mouvement Akal et inscrit dans une temporalité plus large en lien avec l’histoire de la revendication amazighe au Maroc. 

Fadma Aït Mous est professeure-chercheure au Département de Sociologie à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ain Chok (université Hassan II, Casablanca). Elle est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, de l’université de Casablanca, ayant porté sur « Les années creuses du nationalisme marocain, des réseaux locaux au réseau national » (sous la direction de M. Tozy). Ses travaux s’intéressent principalement aux questions liées aux identités collectives et aux mouvements sociaux, les rapports de genre et les conditions des femmes ; les transformations socio-politiques, les jeunes et la migration.

À retrouver sur le site de l'Institut Sociétés en Mutation en Méditerranée (SoMuM) / En savoir plus sur le séminaire